Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 26 novembre 2025 à Gitega, sous la présidence du Chef de l’État. Plusieurs projets de loi et de décret ont été analysés et adoptés, notamment dans les domaines de l’environnement, des investissements et de la modernisation comptable.
Présentant la synthèse des travaux, le Secrétaire général et porte-parole du Gouvernement, Jérôme Niyonzima, a indiqué que le premier dossier concernait le projet de loi sur la gestion du mercure, présenté par la ministre en charge de l’agriculture et de l’environnement. Le mercure est une substance hautement toxique, provenant notamment de certaines activités industrielles, de l’extraction artisanale d’or, de la combustion du charbon et de la mauvaise gestion des déchets.
Le projet de loi propose des mesures strictes : interdiction d’importer et d’exporter le mercure et les produits qui en contiennent, limitations de son utilisation dans l’industrie, et obligations renforcées pour la gestion des déchets.
Le Conseil a également adopté un projet de loi portant ratification de l’accord sur la promotion et la protection réciproque des investissements entre le Burundi et les Émirats arabes unis. Présenté par le ministre des Finances, cet accord vise à offrir un cadre juridique stable pour attirer davantage d’investissements et renforcer la coopération économique.
Toujours dans le cadre de la coopération économique, un second projet de loi avec les Émirats arabes unis a été adopté. Il porte sur la ratification de la convention destinée à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale. Cette convention permettra aux investisseurs de ne pas être imposés deux fois sur les mêmes revenus, tout en clarifiant les règles de résidence fiscale et la source des revenus.
Le quatrième point analysé concernait un projet de décret modifiant la réglementation de l’Ordre des professionnels comptables du Burundi. Selon une étude de la Banque mondiale, le pays n’applique pas encore les normes internationales d’audit et de comptabilité. Les réformes proposées visent à aligner les pratiques nationales avec les standards internationaux, à renforcer la transparence financière, à améliorer la gouvernance et à répondre aux exigences de la Communauté est-africaine. Le décret a été adopté après débats.
Enfin, au chapitre des divers, le Gouvernement a rappelé à tous les ministères la nécessité d’identifier clairement leurs programmes prioritaires à financer et de les soumettre à temps pour approbation. Les projets déjà financés ne doivent plus figurer dans les prévisions budgétaires.