Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 16 juillet 2026, le ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, a apporté des éclaircissements sur les informations qui circulaient concernant un éventuel rétablissement du Concours national destiné aux élèves de 6ᵉ année fondamentale pour sélectionner ceux qui accéderont à la 7ᵉ année dans les internats publics.
Le ministre a démenti ces informations, précisant qu’aucun Concours national n’est prévu pour les élèves de 6ᵉ année, malgré les réformes en cours dans le secteur de l’éducation.
Il a expliqué que les élèves admis dans les internats publics seront désormais sélectionnés parmi ceux ayant participé au concours d’entrée dans les écoles d’excellence, organisé pour les trois premiers élèves de chaque école de 6ᵉ année. Les candidats ayant obtenu les meilleurs résultats intégreront les écoles d’excellence, tandis que ceux classés immédiatement après seront orientés vers les internats publics.
Les autres élèves, qu’ils n’aient pas obtenu les résultats requis à ce concours ou qu’ils n’y aient pas participé tout en ayant réussi leur 6ᵉ année, poursuivront leurs études en 7ᵉ année dans des établissements sans internat.
Le ministre François Havyarimana a également invité les parents qui souhaitent inscrire leurs enfants dans des internats, mais dont les résultats ne permettent pas d’accéder aux internats publics, à les orienter vers les internats privés.
Par ailleurs, le ministre a annoncé que plusieurs établissements d’enseignement supérieur sont temporairement suspendus de l’accueil des étudiants de première année. Il s’agit notamment de l’Institut de Téléinformatique (INITELEMATIQUE), de l’Institut Supérieur d’Entrepreneuriat et de Gestion, de l’Institut Supérieur des Techniques de Gestion, de Livingstone University College, de l’Institut Supérieur d’Entrepreneuriat du Burundi et de l’Institut Supérieur Nelson Mandela.
Cette décision fait suite à une mission d’évaluation menée par le ministère dans plusieurs universités afin de vérifier leur conformité aux exigences légales et réglementaires. Les inspections ont révélé que ces établissements ne remplissaient pas encore toutes les conditions requises pour accueillir de nouveaux étudiants.
Toutefois, ces institutions sont autorisées à poursuivre l’encadrement des étudiants déjà inscrits dans les années supérieures. Elles ne pourront reprendre les inscriptions en première année qu’après avoir satisfait à l’ensemble des exigences fixées par le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique.