Burundi – Sécurité: à Mitakataka, une nouvelle génération d’officiers appelée à servir avec honneur et responsabilité.

À Mitakataka, dans la commune de Bubanza, en province de Bujumbura, l’Institut Supérieur de Police (ISP) a été, ce jeudi, 30 juillet 2026, le théâtre d’un moment à la fois solennel et chargé d’émotion. Des hommes et des femmes qui ont choisi de consacrer une partie de leur vie au service de la nation ont franchi une nouvelle étape de leur parcours. À leurs côtés, les familles, les formateurs et les responsables présents partageaient la fierté de voir aboutir plusieurs années d’apprentissage et de préparation.

Le Président de la République et Commandant suprême des Forces armées et de sécurité, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, a rehaussé de sa présence cette cérémonie qui réunissait plusieurs promotions. Au programme : l’incorporation définitive des candidats officiers et aumôniers de la 10ᵉ promotion, la prestation de serment des officiers de la 5ᵉ promotion et des aumôniers de la 8ᵉ promotion, ainsi que la remise des diplômes aux officiers de la 5ᵉ promotion. La nouvelle année académique 2025-2026 de l’ISP a également été officiellement ouverte.

Pour les lauréats, ce moment ne se résume pourtant pas à un diplôme remis ou à un serment prononcé devant les autorités. Derrière chaque uniforme se trouve une histoire personnelle, des sacrifices, des efforts et, désormais, une responsabilité qui les conduira au contact quotidien des citoyens.

C’est justement cette dimension humaine du métier que le Chef de l’État a voulu rappeler. Il a souligné que l’ISP a été mise en place pour former des policiers compétents, modernes et professionnels, capables d’exercer leur mission dans le respect des droits humains et des lois de la République.

S’adressant aux nouveaux diplômés, Évariste Ndayishimiye les a invités à ne jamais perdre de vue la raison profonde de leur engagement : servir. Il leur a recommandé de faire du patriotisme, de l’intégrité et de la discipline des principes de conduite, en restant des modèles partout où ils seront affectés.

Le message prend une dimension particulière dans un métier où l’agent de police représente l’autorité publique aux yeux du citoyen. Un geste, une parole ou une décision peuvent renforcer la confiance ou, au contraire, l’ébranler. D’où l’appel du Chef de l’État à placer constamment l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels et à bannir l’égocentrisme.

Les nouveaux cadres ont également été sensibilisés aux différentes infractions auxquelles ils seront appelés à faire face dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi qu’aux comportements qu’ils devront eux-mêmes éviter. Car combattre les dérives dans la société commence aussi par une conduite irréprochable de ceux qui sont chargés de faire respecter la loi.

Au-delà des discours et du protocole, cette journée de Mitakataka aura donc posé une question essentielle : quel type de police le Burundi veut-il pour demain ? La réponse passe nécessairement par des femmes et des hommes bien formés, mais surtout conscients que l’uniforme ne leur confère pas seulement une autorité. Il leur impose un devoir de responsabilité, de retenue et de respect envers ceux qu’ils sont appelés à protéger.

C’est là que réside peut-être le véritable sens de la cérémonie : le diplôme reçu à Mitakataka n’est pas l’aboutissement d’un parcours, mais le commencement d’une mission. Celle de servir avec compétence, protéger avec humanité et exercer l’autorité avec intégrité.

En consolidant une police professionnelle, disciplinée et respectueuse des citoyens, le Burundi entend renforcer l’un des piliers indispensables de son développement. Car sans paix et sans sécurité, aucune ambition nationale ne peut durablement prendre racine. Et derrière la Vision Burundi 2040-2060, ce sont aussi ces femmes et ces hommes en uniforme, par leur comportement quotidien, qui seront appelés à donner un visage concret à cette ambition.

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