Plusieurs questions d’actualité ont été abordées lors d’une émission publique du 29 Septembre 2026, réunissant les porte-paroles des institutions, les citoyens et les professionnels des médias, au stade Agasaka, dans la commune de Ngozi, province de Butanyerera.
À cette occasion, Nancy Ninette Mutoni, porte-parole de la Présidence de la République, a transmis les salutations du Chef de l’État Évariste Ndayishimiye à la population et aux participants. Elle a notamment souligné l’importance de poursuivre les efforts en faveur de la paix, de la sécurité et du développement du pays.
Dans le secteur agricole, Jérôme Niyonzima, Secrétaire Général et porte-parole du Gouvernement a présenté les premières données issues du recensement des agriculteurs et de leurs besoins en engrais. Selon ces données, 164 216 tonnes d’engrais seraient nécessaires pour répondre aux besoins de 1 466 284 agriculteurs recensés. Les autorités ont également appelé la population à prendre les dispositions nécessaires face aux risques liés aux fortes pluies annoncées sous l’influence du phénomène El Niño, afin de limiter les dégâts éventuels.
Sur le plan financier, Bellarmin Bacinoni, porte-parole à la Banque de la République du Burundi (BRB), est revenu sur les informations concernant la disparition de plus de 800 000 euros. Selon les explications données, les fonds auraient été détournés à la fin du mois de juin 2024 à travers une banque partenaire en Pologne. Une partie des sommes aurait déjà été récupérée, tandis que les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités et de récupérer les éventuels montants restants.
La question de la suspension temporaire de certaines unités de production de boissons a également été abordée. Onésime Niyukuri, porte-parole du ministère en charge du Commerce et de l’Industrie, a expliqué que la mesure visant les unités produisant des boissons fermentées, des vins fortifiés et des liqueurs répond à un objectif de protection de la santé publique. Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’une volonté d’abandonner ce secteur, mais d’une mesure permettant aux services compétents de procéder au suivi et au contrôle des produits concernés.
Enfin, les échanges ont porté sur les difficultés liées à l’approvisionnement en eau et en électricité. Les autorités ont évoqué notamment la baisse du niveau d’eau dans certains barrages, attribuée en partie aux effets de changements climatiques qui affectent la disponibilité de la ressource nécessaire à la production hydroélectrique. Cette situation intervient alors que des efforts sont engagés pour renforcer et réhabiliter les réseaux d’eau et d’électricité.
Cette émission publique a ainsi permis aux citoyens et aux médias d’interroger directement les représentants des institutions sur plusieurs préoccupations touchant notamment l’agriculture, les finances publiques, la santé, l’environnement ainsi que l’eau et l’électricité.