Le Burundi reçoit une visite de marque qui témoigne de l’intérêt croissant des partenaires internationaux pour les efforts de développement engagés par le pays. Ce lundi 15 juin 2026, le ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Dr Alain Ndikumana, a accueilli à l’Aéroport international Melchior Ndadaye M. Ndiamé Diop, Vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe.
Pour sa toute première visite au Burundi, le haut responsable de la Banque mondiale entame une mission de trois jours qui le conduira à échanger avec les plus hautes autorités du pays sur les priorités de développement, les réformes en cours et les perspectives de coopération entre le Burundi et l’institution financière internationale.
Au-delà du caractère protocolaire, cette visite traduit la volonté commune de renforcer un partenariat qui joue un rôle important dans le financement de nombreux projets touchant directement la vie des populations. Énergie, infrastructures, agriculture, éducation ou encore développement du capital humain figurent parmi les domaines dans lesquels la Banque mondiale accompagne le Burundi depuis plusieurs années.
Le séjour de M. Ndiamé Diop sera également marqué par sa participation à l’inauguration de la centrale hydroélectrique de Mulembwe. Très attendue, cette infrastructure contribuera à augmenter l’offre en électricité, un enjeu essentiel pour le développement industriel, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des Burundais.
Cette mission sera aussi l’occasion de passer en revue les projets soutenus par la Banque mondiale et d’évaluer les progrès réalisés sur le terrain. Les échanges devraient permettre d’identifier les nouveaux besoins du pays et les voies à suivre pour accélérer la mise en œuvre des programmes de développement.
Pour le Gouvernement du Burundi, cette visite intervient à un moment particulier. Le pays poursuit la mise en œuvre de réformes économiques ambitieuses et multiplie les initiatives destinées à soutenir sa transformation structurelle. Dans cette dynamique, l’accompagnement des partenaires techniques et financiers demeure un levier important pour concrétiser les objectifs de la Vision Burundi 2040-2060.
Cette visite intervient également quelques jours après les conclusions encourageantes du Fonds monétaire international (FMI), qui a salué les progrès accomplis par le Burundi dans la stabilisation de son économie et la conduite des réformes. Un signal positif qui renforce la confiance des partenaires internationaux et conforte les ambitions du pays de bâtir une économie plus solide, plus résiliente et davantage tournée vers l’avenir.