Le gouvernement burundais s’inquiète de la baisse des recettes fiscales. Lors d’une visite de terrain effectuée le 8 avril, le ministre des Finances, Alain Ndikumana, a constaté plusieurs irrégularités dans l’utilisation des machines de facturation de l’Office Burundais des Recettes.

Sur place, deux principaux problèmes ont été observés. D’une part, certains commerçants n’utilisent pas les machines de facturation obligatoires. D’autre part, d’autres enregistrent des montants qui ne correspondent pas aux prix réels des produits vendus.
Selon le ministre, ces pratiques ont un impact direct sur les finances publiques. Il a indiqué que les recettes attendues par l’État sont en baisse au cours des deux derniers mois. Cette situation réduit les capacités de financement des services publics et des projets de développement.

Face à cette situation, les autorités ont lancé un avertissement. Les commerçants qui ne délivrent pas de facture, ainsi que les clients qui ne la demandent pas, s’exposent à des sanctions prévues par la loi.
Pour corriger ces anomalies, une opération conjointe entre l’OBR et la police est en cours. Cette campagne de contrôle sera étendue à l’ensemble du territoire national afin de renforcer la collecte des taxes et d’améliorer la transparence dans les transactions commerciales.
Dans ce contexte, les autorités appellent les citoyens à adopter un comportement responsable, notamment en exigeant systématiquement une facture après chaque achat.
