L’armée burundaise réagit fortement à un communiqué publié par un groupe appelé MRDP-Twirwaneho. Ce communiqué disait que le Burundi formait des combattants FDLR pour attaquer la communauté Banyamulenge dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Il accusait aussi le Burundi de fournir des armes à ces combattants.
La Force de Défense Nationale du Burundi (FDN) dément fermement ces accusations. Elle rappelle que le Burundi vit en paix avec ses voisins et suit une politique de non-agression. Le pays ne peut donc pas soutenir des agresseurs contre un pays voisin, dit-elle. Toute formation militaire au Burundi est uniquement pour ses propres soldats, selon les besoins de l’armée.
La Force de Défense Nationale du Burundi souligne que le Burundi accueille depuis longtemps, et accueille encore aujourd’hui, de nombreux réfugiés congolais, y compris des Banyamurenge. Ces réfugiés vivent tranquillement dans des camps ou ailleurs au Burundi. Le pays a aussi ouvert ses portes à de nouveaux réfugiés fuyant l’insécurité récente dans l’Est de la RDC. L’armée burundaise dénonce un récit dangereux, qui ressemble à une incitation au génocide contre les Banyamulenge. Elle pense que ce récit est propagé par un autre groupe, l’AFCM23-Twirwaneho, pour réveiller la haine entre ethnies dans les Hauts Plateaux de la RDC.
La FDN condamne très fortement ces accusations mensongères et injustes du MRDP-Twirwaneho. Elle affirme que ses soldats envoyés en RDC travaillent avec l’armée congolaise (FARDC) pour combattre des groupes armés nuisibles, comme prévu par des accords entre les deux pays. Elle assure que ses soldats agissent avec professionnalisme et respectent les droits de l’homme. Les communautés locales, y compris les Banyamulenge, n’ont pas été inquiétées par leur présence, insiste-t-elle. L’armée lance un appel important aux communautés congolaises du Sud-Kivu, surtout celles des zones citées dans le communiqué accusateur. Elle leur demande de ne pas croire à ces messages qui cherchent à les diviser sur des bases ethniques et de rester unies. Elle avertit que les localités nommées pourraient être les premières cibles d’une attaque planifiée contre la ville d’Uvira.
Enfin, la FDN réaffirme son engagement total pour la paix et la stabilité dans toute la région.

