Les pays de la région devraient s’inspirer de l’exemple du Burundi en matière d’implication des jeunes dans la préservation de la paix et de la sécurité.

C’est ce qui ressort du premier pannel abordé lors de la conférence scientifique destinée aux jeunes Imbonerakure, qui se tient dans les enceintes du Grand Séminaire Saint-Jean-Paul II de Gitega. Cette formation porte notamment sur le rôle de la jeunesse comme pilier de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Burundi et en Afrique.

Amb. Ezéchiel Nibigira, président de la Commission CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), a indiqué que la jeunesse burundaise bénéficie d’une place importante dans la préservation de la paix et de la sécurité. Selon lui, cela se manifeste notamment par la préparation des jeunes à défendre le pays contre ses ennemis, leur implication dans les instances de prise de décision ainsi que leur accompagnement dans leurs initiatives de développement.
À ce sujet, il a déclaré : « Les pays de la région devraient s’inspirer de l’exemple du Burundi, car sans sécurité pour la jeunesse, il ne peut y avoir de paix ni de sécurité dans les pays. »

Au sein du parti Cndd-Fdd, des initiatives ont également été prises pour permettre aux jeunes de mieux comprendre leur rôle dans la préservation de la paix et de la sécurité. Cela se manifeste notamment à travers les formations idéologiques dispensées aux jeunes, dont une grande partie est consacrée à leur apprendre à aimer leur pays et à connaître son histoire, tout en les sensibilisant à la préservation de la paix et de la sécurité, sans oublier l’aspect éducatif, comme l’a souligné Hon. Eric Nshimirimana, responsable national de la ligue des jeunes Imbonerakure.

Selon lui, une jeunesse bien préparée constitue un atout pour le pays.

De son côté, Hon. Doriane Munezero, Secrétaire Nationale chargée de la Communication au sein du parti Cndd-Fdd, a indiqué qu’à l’heure où le monde connaît de grandes avancées technologiques, les réseaux sociaux ne sont pas mauvais en eux-mêmes, mais qu’il est important de savoir les utiliser, car tout ce qui y est publié n’est pas nécessairement vrai.

Elle a souligné que les réseaux sociaux constituent une opportunité pour la jeunesse, tout en appelant chacun à faire preuve de discernement. Selon elle, la guerre ne se limite pas aux armes et aux munitions : « sur les réseaux sociaux également, il existe une guerre qui n’est pas facile à mener».

Alors que plusieurs pays consacrent aujourd’hui davantage d’efforts à la gestion des réseaux sociaux, la jeunesse est appelée à lutter contre les rumeurs et les discours incendiaires, particulièrement en cette période où le pays se prépare aux élections. Elle est également encouragée à communiquer sur les réalisations concrètes afin de contribuer à la lutte contre les fausses informations.

Pour sa part, Gal Marcel Mapangu Mussadji, commissaire des Affaires Politiques ,paix et sécurité à la CEEAC, a appelé la jeunesse africaine à toujours accorder une attention particulière à la paix et à la sécurité si elle souhaite voir le continent progresser, car, selon lui, là où il n’y a pas de paix, il ne peut y avoir de développement.

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