La capitale africaine de la jeunesse a accueilli ce lundi la première journée de la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, Paix et Sécurité et Femmes, Paix et Sécurité, un rendez-vous qui réunit des jeunes, des femmes, des responsables politiques, des experts et différents acteurs venus de plusieurs pays africains.
Rehaussée par la présence de S.E. Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, cette première journée a été consacrée à plusieurs réflexions visant à renforcer la participation des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix sur le continent.
Les échanges ont notamment mis l’accent sur l’accès à l’eau comme enjeu de paix et de sécurité. Les participants ont relevé que la raréfaction des ressources en eau, aggravée par les changements climatiques, les déplacements de populations et les conflits, peut alimenter les tensions entre communautés et fragiliser la stabilité sociale.
Une attention particulière a été accordée aux femmes et aux jeunes, souvent directement affectés par ces situations. Les intervenants ont appelé à dépasser l’approche qui les considère uniquement comme des personnes vulnérables, pour les reconnaître comme des partenaires et des acteurs essentiels de la prévention des conflits, de la gestion des ressources naturelles et de la consolidation de la paix.
La transformation numérique a également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont examiné les possibilités offertes par l’éducation, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes pour renforcer la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance, à l’innovation, au développement économique et aux processus de paix.
Les débats ont toutefois souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de lutter contre les risques liés à la désinformation et au mauvais usage des nouvelles technologies. L’innovation numérique a ainsi été présentée comme un outil pouvant contribuer à renforcer les systèmes d’alerte précoce, la participation citoyenne et les mécanismes de prévention et de gestion des conflits.
À travers ces différents panels, cette première journée du Dialogue continental a surtout rappelé que la paix durable en Afrique passe par une implication réelle de sa jeunesse et de ses femmes. L’objectif est de leur donner les connaissances, les compétences et les espaces nécessaires pour devenir des acteurs de premier plan dans la prévention des conflits, la médiation, la gouvernance et la construction d’un continent plus stable et plus inclusif.
Ainsi, sous l’impulsion de la présidence burundaise de l’Union africaine et dans le cadre de l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité et Femmes, Paix et Sécurité, le Dialogue continental entend faire de Bujumbura une plateforme de réflexion et d’action autour des défis qui déterminent l’avenir de la paix sur le continent africain.