Burundi–Économie : le FMI salue les progrès enregistrés et encourage la poursuite des réformes.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les progrès réalisés par le Burundi sur le plan économique tout en encourageant les autorités à poursuivre les réformes engagées afin de consolider la stabilité macroéconomique et soutenir une croissance durable.

Dans son rapport publié le 17 juin 2026 à l’issue des consultations au titre de l’article IV, le Conseil d’administration du FMI souligne que l’économie burundaise a continué d’évoluer positivement en 2025 malgré un contexte régional et international marqué par de nombreux défis.

Selon l’institution financière internationale, la croissance économique du Burundi a atteint 4,2 % en 2025, principalement grâce à la bonne performance des exportations de café et d’or. Dans le même temps, l’inflation a fortement reculé, passant de 45 % en avril 2025 à 8,6 % en avril 2026.

Le FMI relève également que les autorités burundaises ont adopté, en janvier 2026, un Plan de stabilisation macroéconomique axé sur l’assainissement des finances publiques, le renforcement de la politique monétaire, les réformes du marché des changes ainsi que la transformation de plusieurs secteurs stratégiques de l’économie.

L’institution se félicite notamment de l’arrêt du financement direct du Gouvernement par la Banque de la République du Burundi, une mesure qui a contribué à ralentir la croissance de la masse monétaire et à réduire progressivement les pressions inflationnistes.

Sur le plan budgétaire, le FMI met en avant les efforts accomplis dans la mobilisation des recettes fiscales et la maîtrise des dépenses publiques. Ces avancées ont permis une réduction significative de la dette publique, qui est passée de 53 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 42 % en 2025.

Pour les années à venir, les perspectives restent encourageantes. Le FMI prévoit une croissance de 3,9 % en 2026 avant une progression moyenne supérieure à 4 % entre 2027 et 2031. Cette dynamique devrait être soutenue par les investissements dans le secteur énergétique, le développement de l’agriculture, l’exploitation minière et l’amélioration progressive du climat des affaires.

L’institution estime également que les réserves en devises devraient continuer à se renforcer grâce à la hausse des exportations et à l’arrivée de nouveaux investissements étrangers, notamment dans les projets liés à l’électrification du pays.

Toutefois, le FMI rappelle que certains défis demeurent. Le pays reste confronté à la faiblesse de ses réserves de change, à l’ampleur du déficit extérieur ainsi qu’à la nécessité de poursuivre les réformes économiques et de gouvernance pour renforcer davantage la résilience de l’économie nationale.

Les administrateurs du FMI encouragent ainsi les autorités burundaises à maintenir les efforts entrepris dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la gouvernance, de la transparence, de la modernisation de l’agriculture, du développement minier et de l’accès à l’énergie.

Cette appréciation positive du FMI intervient à un moment où le Burundi accélère la mise en œuvre de plusieurs projets innovants destinés à soutenir la transformation économique du pays. Bien que des défis subsistent, les progrès reconnus par l’institution témoignent des résultats déjà obtenus grâce aux réformes engagées. Le maintien de cette dynamique, associé à une gestion rigoureuse et à la poursuite des investissements productifs, pourrait permettre au Burundi de consolider sa stabilité économique, d’attirer davantage d’investisseurs et d’améliorer progressivement les conditions de vie de sa population.

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