Le Burundi continue d’envoyer des signaux encourageants sur le front économique. À l’issue de sa mission de consultation au titre de l’article IV pour l’année 2026, le Fonds monétaire international (FMI) a reconnu les avancées significatives réalisées par les autorités burundaises dans le cadre des réformes engagées pour stabiliser l’économie nationale et réduire les déséquilibres macroéconomiques.
Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, les conclusions préliminaires des services du FMI mettent en évidence une amélioration tangible des indicateurs économiques du pays, résultat d’une volonté politique affirmée et d’une stratégie de réformes progressivement mise en œuvre par le Gouvernement du Burundi.
Parmi les avancées majeures relevées par l’institution financière internationale figurent l’accélération de la croissance économique, estimée à 4,2 % en 2025, ainsi que le recul spectaculaire de l’inflation, passée de plus de 45 % à environ 10 % en moins d’une année. Selon le FMI, cette amélioration reflète notamment les efforts de discipline budgétaire et une meilleure coordination entre les politiques budgétaire et monétaire.
Le FMI salue également l’engagement des autorités à réduire le déficit budgétaire sans recourir au financement inflationniste de la Banque de la République du Burundi (BRB), une orientation considérée comme essentielle pour restaurer durablement la stabilité macroéconomique.
L’institution de Bretton Woods note par ailleurs des progrès importants dans plusieurs domaines stratégiques. La modernisation de la gestion des finances publiques, le déploiement du système e-Kori pour améliorer la collecte des recettes, la réforme graduelle du marché des changes, ainsi que les efforts de formalisation du secteur minier témoignent d’une dynamique de transformation économique en cours.
Les performances enregistrées dans les exportations d’or et de café ont également contribué à renforcer les entrées de devises et à atténuer les tensions sur le marché des changes. Le FMI estime que les réformes engagées dans les secteurs du café, de l’énergie et des mines pourraient jouer un rôle déterminant dans la consolidation de la croissance et la création d’emplois.
Au-delà des chiffres, c’est surtout la constance des autorités burundaises dans la conduite des réformes qui semble retenir l’attention des partenaires internationaux. Malgré les défis persistants et les risques liés à la conjoncture mondiale, le FMI considère qu’une stabilisation macroéconomique complète est désormais « à portée de main », à condition de maintenir le cap des réformes et de poursuivre les efforts de gouvernance économique.
Cette reconnaissance intervient à un moment où le Burundi multiplie les initiatives visant à renforcer la résilience de son économie, améliorer le climat des affaires et attirer davantage d’investissements productifs.
Certes, des défis demeurent. Les pressions extérieures, les contraintes structurelles et les besoins sociaux restent importants. Mais les perspectives dressées par le FMI laissent entrevoir une trajectoire encourageante pour le pays, avec une croissance appelée à se renforcer progressivement dans les années à venir.
Aujourd’hui, plus que jamais, le Burundi semble engagé sur le chemin d’une transformation économique progressive mais réelle. Avec de la persévérance, une gouvernance renforcée et la poursuite des réformes engagées, l’espoir d’une économie plus stable, plus inclusive et davantage tournée vers le développement durable apparaît désormais à la portée du pays.