Un forum régional consacré au numérique s’est tenu à Bujumbura du 16 au 18 février 2026. Pendant trois jours, spécialistes des technologies, jeunes entrepreneurs et responsables publics ont analysé les stratégies nécessaires pour accélérer la transformation digitale en Afrique centrale. Les participants ont indiqué que le développement numérique de la région repose sur l’intégration effective des technologies modernes dans l’ensemble des secteurs d’activité, notamment l’administration, l’éducation, la santé, le commerce et les services financiers.
Selon eux, une collaboration structurée entre les gouvernements et le secteur privé constitue un facteur déterminant pour réussir cette transition. Parmi les actions prioritaires figurent le renforcement des partenariats public-privé, l’augmentation des investissements dans les technologies innovantes et le déploiement d’infrastructures numériques adaptées.
L’amélioration de la connectivité, l’élargissement de l’accès à internet et la disponibilité d’équipements performants sont considérés comme des conditions essentielles pour garantir l’inclusion numérique et réduire la fracture digitale. Lors de la cérémonie de clôture, le Premier ministre du Burundi, Nestor Ntahontuye, a souligné que le numérique représente un levier stratégique pour la croissance économique et la modernisation des États d’Afrique centrale. Il a invité les investisseurs à orienter leurs capitaux vers ce secteur porteur, mettant en avant le potentiel d’une jeunesse nombreuse capable d’innover et de valoriser les opportunités offertes par les technologies digitales.
Le Chef du Gouvernement a également annoncé l’élaboration prochaine d’un projet de loi relatif à la protection des données personnelles. Cette initiative vise à encadrer l’utilisation des informations numériques et à prévenir les abus ainsi que les risques liés à la cybercriminalité. La délégation tchadienne, conduite par Hissein Brahim Abdel Kerim, a confirmé que le Tchad accueillera la prochaine édition du forum. Elle a insisté sur la nécessité d’accélérer l’harmonisation des politiques numériques au sein de la région. Ses représentants ont reconnu que les niveaux d’intégration technologique demeurent inégaux entre les pays, ce qui impose des efforts supplémentaires en matière de formation, d’investissement et de gouvernance digitale.
Les conclusions de cette rencontre traduisent une volonté commune d’accélérer la modernisation numérique en Afrique centrale. Les participants ont convenu que la réussite de cette transformation reposera sur une coordination régionale renforcée, des investissements durables et une gouvernance adaptée. Le forum de Bujumbura apparaît ainsi comme un cadre stratégique destiné à consolider un écosystème digital performant, capable de soutenir la croissance économique et l’intégration régionale.
