
Ce vendredi 26 juillet 2025, le parlement burundais était à l’honneur pour abriter l’ouverture officielle de la rentrée judiciaire 2025-2026. La cérémonie, organisée au Palais des Congrès de Kigobe, a été présidée par Son Excellence le Président de la République et Magistrat Suprême du pays, Évariste Ndayishimiye, devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en congrès.
L’ouverture de cette année judiciaire s’est tenue sous le thème : « Une justice indépendante, fondée sur des jugements équitables et rendus dans les délais requis, contribuera à l’attente de la Vision de notre pays ».
Dans son allocution, le Chef de l’État et Magistrat Suprême, Évariste Ndayishimiye, a indiqué que l’ouverture de l’année judiciaire constitue une occasion privilégiée pour évaluer les réalisations, identifier les défis à corriger et consolider les acquis.
Il a exprimé sa reconnaissance envers l’appareil judiciaire pour le travail accompli durant l’année écoulée, tout en appelant les magistrats à corriger les faiblesses encore présentes. Selon lui, tant que la justice ne jouit pas d’une réelle indépendance et que les jugements ne sont pas rendus correctement, il sera difficile au système judiciaire de contribuer efficacement à l’avenir du pays.
Le Président Evariste Ndayishimiye les a exhortés à intensifier leurs efforts, à renforcer l’élaboration de lois de qualité et à promouvoir l’usage des technologies modernes au sein de la justice. Il a également plaidé pour une réforme des textes législatifs régissant ce secteur afin de garantir une véritable indépendance de l’institution judiciaire.
Il a demandé aux magistrats de rendre leurs jugements sans partialité et sans attendre de contrepartie, en exerçant leur métier comme une vocation. Il a rappelé qu’un véritable juge est celui qui tranche les affaires sans se laisser influencer par l’ethnie, la région, la famille, ou tout autre intérêt.
« Le juge doit être un homme de droiture, digne de confiance », a-t-il insisté, soulignant que la magistrature est une mission noble, comparable à une vocation religieuse, car elle exige sacrifice et intégrité.
La cérémonie a également été marquée par la reconnaissance des magistrats qui se sont particulièrement distingués par la qualité de leur travail.
