Le secrétaire général du Cndd-Fdd, Révérien Ndikuriyo, a animé une conférence de presse ce samedi au stade Rukundo de Buye, en province de Ngozi. Plus d’une trentaine de médias publics et privés avaient répondu à l’invitation pour échanger directement avec le premier responsable du parti.
Dans son mot d’ouverture, le secrétaire général a d’abord exprimé la gratitude du parti envers la population burundaise en général et les Bagumyabanga en particulier. Il a ensuite invité les journalistes à poser des questions dans tous les domaines, précisant qu’« il n’allait pas y avoir de questions taboues ».
Interrogé sur la situation économique, notamment le manque de devises et la pénurie du carburant, Révérien Ndikuriyo a expliqué que le pays travaille à renforcer ses exportations, comme le café, l’avocat et le thé, afin de faciliter l’entrée de devises. Il a ajouté que des réformes dans le secteur pétrolier sont envisagées pour améliorer la situation.
Concernant la victoire du Cndd-Fdd aux élections remportée à plus de 96 %, il a indiqué que ce résultat n’a pas surpris le parti. Selon lui, cette performance est le fruit d’un encadrement de proximité et d’un travail soutenu auprès de la population.
À propos des élections collinaires, où certains candidats dépensent beaucoup de moyens, le secrétaire général a souligné que le parti n’intervient pas dans ces scrutins. Toutefois, il a insisté sur la vigilance du Cndd-Fdd pour empêcher toute tentative de corruption de la part de ceux qui voudraient récupérer les dépenses de campagne par des voies illégales.
Sur le plan du développement rural, il a salué l’initiative présidentielle d’introduire de nouvelles races de lapins, affirmant que le parti encourage cet élevage comme une opportunité pour les ménages.
Concernant la libération des personnes ayant purgé leur peine ainsi que le cas des Burundais empêchés de voyager vers Dubaï, il a demandé au secrétaire national chargé de la communication de mener d’abord des investigations. Il a cependant rappelé que le parti ne s’ingère pas dans les affaires de la justice.
Le secrétaire général a également appuyé la vision du chef de l’État consistant à attribuer les postes de responsabilité selon les compétences, sans distinction d’appartenance politique. Cette approche, a-t-il dit, inclut aussi les cadres issus de l’opposition.
Sur la question de l’éducation, il a affirmé attendre l’avis des spécialistes au sujet d’un éventuel retour à l’ancien système incluant la classe de 10e année. En revanche, il a insisté sur la nécessité de réintroduire le système d’internat dans les écoles, afin de mieux encadrer les élèves.
Enfin, il a évoqué la jeunesse surnommée ibiswi vy’inkona. Selon lui, ces jeunes doivent être formés et organisés, car ils représentent l’avenir du pays et du parti. « Ils sont appelés à devenir les futurs dirigeants du Burundi », a-t-il conclu.